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Le CORIAS dénonce « l’enfumage » des Français par Bruno LE MAIRE.

Juste avant le second tour des municipales, pour contrecarrer la montée des écologistes, les ministres des finances et de l’écologie nous annoncent un train innovant de mesures pour la recherche aéronautique :1milliard 500 000 €, qui permettront de réduire :

a)   de 50% la consommation de carburant et les émissions de CO2 des aéronefs,

b)   de 80% de leurs émissions de monoxyde d’azote

c)   de 50% du bruit perçu d’ici à 2034.

Là commence « l’enfumage » puisque ces mêmes mesures ont déjà été prises en 2008 au lendemain du « Grenelle de l’environnement » avec le même montant et un objectif fixé à 2020.

Résultats : les économies de carburant servent à faire voler plus d’avions. En 2010 la flotte était de 18000 aéronefs, 10 ans plus tard elle atteint 24000 soit +33%. Où sont les économies ?

D’autre part tous les chercheurs vous diront que diminuer le bruit devient technologiquement et industriellement impossible.

Alors pourquoi renouveler une action qui a montré ses limites ?

 

Que veut-on faire croire aux Français ?

 

Le lien vers le projet du ministère de l'écologie en 2008

 


Le Corias

Solidaire et signataire

                                                           Toulouse, le 29 juin 2020

 

 

 

Communiqué

L'action d'Extinction Rébellion à Orly, ce 26 juin ou

commencer à limiter le trafic aérien, ici et ailleurs

 

Les pistes d'Orly ont été bloquées ce vendredi 26 juin par des jeunes en révolte contre le soutien inconditionnel du gouvernement au transport aérien et l'annonce de sommes importantes mobilisées en faveur du secteur , soit 15 milliards.

 

Quelles leçons nous donne Extinction Rébellion , cette organisation non violente qui lutte contre le développement du transport aérien qu'elle juge climaticide ?

On doit tout d'abord saluer le courage de ces activistes car l'écologiste Pierre-Emmanuel Neurohr avait été condamné en 2014 pour avoir tenté d’empêcher par 4 fois des avions de décoller à Roissy CDG ; il l'avait payé cher, plusieurs mois de prison qui l'ont marqué … à vie.

Alors, oui, on peut dire qu'il faut de l'audace pour affronter la police de l'aéroport et clouer au sol des centaines de personnes ….. et ne pas avoir peur d'affronter les conséquences de ses actes.

 

De nombreux points de la déclaration de l'UFCNA du 24 Avril dernier sont repris par Extinction Rébellion dans son combat.

la renonciation aux projets d’extension d’aérodromes, de construction de nouvelles pistes ou de terminaux supplémentaires

la promotion des déplacements en train (TGV et train de nuit) à courte et moyenne distance pour réduire le nombre de vols.

la limitation du nombre de mouvements pour tous types d'aéronefs

Nous sommes donc bien en phase avec ce programme de décroissance apaisée et progressive, qui oblige à renoncer à prendre l'avion comme on prend sa bicyclette et qui réclame le vrai prix du transport aérien, en taxant le carburant notamment.

 

L'UFCNA prolonge l'action d' Extinction Rébellion en rappelant l'impact sévère des pollutions sonores et de l'air sur les populations à proximité des aérodromes car les grands oubliés, les victimes de la croissance du trafic, ce sont principalement les riverains qui habitent autour des aérodromes et ceux qui sont survolés à basse altitude, jour et nuit, sur des kilomètres....

Alors, oui, l'avion qui a permis et permet encore la rencontre des citoyens du monde doit être

consommé avec modération car il participe aussi au dérèglement climatique et nuit gravement à la santé des habitants survolés.

 

Donc, devant l'inertie du gouvernement à améliorer la situation sanitaire actuelle et à venir, nous soutenons l'action d'Extinction Rébellion et saluons le geste.

 

Contact : Chantal Beer-Demander 06 25 43 22 33

 

UFCNA, Association loi 1901, agréée Environnement

http://www.ufcna.eu

 

Courriel : ufcna.ccnaat@gmail.com 32, avenue Lamartine, 31100 TOULOUSE Tel : 06 25 43 22 33


Tribune de Lyon

Aéroport Saint-Exupéry : « Il faudra plusieurs années pour revenir au niveau d’avant crise »

DAVID GOSSART - 

 

26 JUIN 2020,

 

L’aéroport Saint-Exupéry a repris son activité de vols commerciaux le 8 juin dernier après trois mois où seuls le fret ou le transport de personnel hospitalier ont été assurés. La semaine dernière, le patron d’Aéroports de Lyon Tanguy Bertolus comptait « une cinquantaine de destinations rouvertes sur 130. Cela reste assez faible, d’autant que les fréquences sont très dégradées », explique-t-il. Le taux de remplissage serait, lui en revanche, « pas trop mauvais. La première semaine était à 60 % pour Air France, ce qui est encourageant ».

 La Corse, attraction de l’été

Alors que l’été approche, « nous attendons avec impatience la réouverture des vols vers le Maghreb. Elle se fait progressivement sur les destinations vacances comme la Grèce, le Portugal, la Croatie ou la Corse, qui devrait être la grande attraction de l’été ». Le terminal T1, fermé fin mars, ne rouvrira « pas avant deux ou trois mois ». Pour le moment, Tanguy Bertolus se refuse à chiffrer la perte imputée au chiffre d’affaires de 200 millions d’euros. « Il est trop tôt, on redémarre à peine. Mais il faudra surement plusieurs années pour revenir au niveau d’avant crise ».

Pour autant, il ne craint pas une contraction durable due à une défiance accrue vis-à-vis de l’avion. « C’est à nous de redonner confiance. Le sujet environnemental n’est pas nouveau pour nous. Lyon est premier de la classe ! Et les usagers font des choix éclairés : quand une ligne TGV ouvre, le trafic aérien fond ». Au sujet de la concurrence entre l’avion et le TER, Tanguy Bertolus précise que l’aéroport conserve « très peu de liaisons sur des dessertes TER sous les 2h30. Les seules sont les correspondances où Lyon sert de hub régional, par exemple sur un Marseille- Caen ».

Quant à l’aéroport de Bron, la reprise est plutôt convaincante sur les voyages d’affaires, « une alternative de plus en plus prisée ». Une nouvelle compagnie vient d’ailleurs de s’y installer avec deux avions.

Coup de gueule d’une asso de riverains

L’annonce d’une aide de 15 milliards d’euros au secteur aéronautique par Bruno Le Maire le 9 juin a irrité Jean-Luc Garcia, du Corias (Comité de riverains de l’aéroport Saint-Exupéry). « Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Ce plan reprend les mêmes objectifs qu’on s’est donné après le Grenelle de l’environnement de 2008 : 50 % de réduction du carburant, 80 % de baisse du monoxyde d’azote et 50 % du bruit perçu. Résultat : il y a autour de la planète 24 000 avions au lieu de 18 000 ! Les économies sur le carburant permettent surtout d’acheter de nouveaux avions  ».


RT France  9 juin 2020


BFM tv Lyon 3 juin 2020

Aux regards des associations d'habitants, cette mesure permettrait de réduire les nuisances sonores provoquées par les vols de nuit.

Depuis la mise en place des mesures de confinement et la fermeture des frontières françaises, les riverains de l'aéroport Saint-Exupéry, près de Lyon, ont pris l'habitude de se réveiller avec le bruit des oiseaux, et non plus celui des avions.

Alors que le site, en veille depuis la mi-mars, doit reprendre son activité le 8 juin, plusieurs militants habitant aux abords de l'aéroport réclament la mise en place d'un couvre-feu aérien sur les vols de nuit. Les riverains souhaitent en effet que la direction de l'aéroport Saint-Exupéry reporte un certain nombre de vols en journée, pour réduire la voilure une fois la nuit tombée et ainsi diminuer les nuisances.

Pour Francis Huet, membre de l'association contre l'extension et les nuisances de l'aéroport Saint-Exupéry, il s'agirait d'une mesure "gagnant-gagnant" pour les riverains comme pour le site.

"Pour le riverain, il s'agit d'avoir des conditions d'environnement améliorées et pour l'aéroport, ça permet de vivre dans un tissu économique qui respecte son personnel", défend-il sur BFM Lyon.

Vers une réduction pure et simple du nombre de vols?

Aux yeux de l'association Corias, le Comité des Riverains de l'Aéroport Saint-Exupéry, le dé-confinement devrait également inciter à repenser la façon de prendre l'avion.

Pour un vol Lyon-Madrid, "Air France va vous faire remonter de Lyon à Paris, pour ensuite faire Paris-Madrid", explique Jean-Luc Garcia, porte-parole de l'association. "C'est un non-sens pour la planète, pour l'économie de carburant, pour la pollution."

Sans évoquer un possible couvre-feu, les compagnies semblent elles-aussi réfléchir à une diminution de ses vols au départ et à l'arrivée sur le site de Saint-Exupéry. 

 

Juliette Mitoyen


Dauphiné Libéré 1 juin 2020

Dauphiné et Progrès de Lyon 1 juin 2020

 

 


BFM tv LYON

Diffusion le 26/04/2020

Enregistrement le 19/04/2020


LE PROGRÈS

12 avril 2020